Version Française L'Origine du Backgammon English Version

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Royal 13 A XVIII - 1330

Royal 13 A XVIII est un manuscrit conservé à la British Library contenant le dessin d'un plateau de backgammon (f. 157v) et un texte latin intitulé "Ludi ad tabulas" (ff. 158r-160r) retranscrit par Willard Fiske : voir ci-dessous.

Voir la galerie en ligne de la British Library et la traduction partielle de Joseph Strutt dans The Sports and Pastimes of the People of England.

    Dans son article "The Mediæval Game of Tables" (Medium Ævum vol. X n°2 [1941]), H.J.R. Murray a traduit certains termes en anglais que j'ai traduits à mon tour en français:

  • ablatio sb. (fol. 159r), sortir, jouer un pion hors du plateau.

  • aperire v. (fol. 158v), libérer, ouvrir une case afin que l'adversaire puisse y aller.

  • apertus punctus (fol. 158r), une case ouverte.

  • auferre v. (fol. 158r), sortir.

  • egressus sb. (fol. 158r), egress, case depuis laquelle un pion peut être sorti.

  • homo sb., pion ; homo captus (fol. 159r), un pion capturé ; homo vagans (fol. 158v), blot.

  • intrare v. (fol. 158r), entrer.

  • jactus sb., lancer de dés.

  • jupertia (fol. 159v), une position ou problème.

  • lurching sb. (fol. 158v), une forme de victoire au jeu de l'anglais.

  • lympolding, lympoldatus (ff. 158r and 158v), une autre forme de victoire au jeu de l'anglais.

  • nodare v. nodare punctum (fol. 158r), sécuriser une case en y empilant les pions.

  • pagina (fol. 158r), un jan.

  • talia ; lusus taliarum (fol. 159v), le jeu des tables.

  • tollere v. (fol. 158r), sortir.

  • unire duo (fol. 159r), placer 2 pions sur la même case.

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Ludus Anglicorum

 

Multi sunt ludi ad tabulas cum taxillis, quorum primus est longus ludus, et est ludus Anglicorum, et est communis, et est talis naturae. Ille qui sedet ex parte .am. habebit .xv. homines in puncto .&., et ille qui sedet ex parte .n&. habebit .xv. homines in puncto .a. Et tunc ludunt cum tribus taxillis vel cum duobus, supposito semper pro tertio taxillo .vi. Tunc ille qui est ex parte .am. ducet omnes suos homines, qui sunt in .&. per paginas .&t. et .sn. et .mg. usque ad paginam .fa. et ibi tollet eos. Ille autem qui est ex parte .n&. ducet omnes suos homines qui sunt in .a. per paginas .af. .gm. .ns. usque ad paginam .t&. et ibi tollet eos. Ille autem, qui prior abstulerit homines suos, vincet. Et sciendum quod ille qui sedet ex parte .am. potest nodare quodlibet punctum in pagina .mg. et in pagina .fa. excepto puncto .a. quum occupatur per duos homines adversarii sui vel plures, et quum non est ibi nisi unus homo, tunc potest capere eum. Et quicunque potest incipere aliquem hominem adversarii non nodatum in puncto, ubi terminatur numerus omnium vel singulorum taxillorum suorum, potest capere eum, et tunc ille homo captus redibit ad paginam .t&., et intrabit cum .vi. in .t., et cum .v. in .u., et cum .iv. in .x., et cum .iii. in .y, et cum .ii. in .z., et cum .i. in .&., et hoc si illa puncta nou fuerint occupata per aliquem de suis propriis nec nodata per adversarium. Et usque intraverit illum hominem captum, non potest ludere. Notandum quod multum expedit in hoc ludo nodare punctum .g. et .f. per jactum taxilli tertii, in quo supponitur semper .vi., quod punctum .g. nodare impediet egressum adversarii sui ibidem cum .vi. Et notandum quod in puncta nodata [ubique?] potes ducere quos homines volueris ; item ubicunque inveneris hominem adversarii tui non nodatum, potes capere eum, et facere eum redire ad paginam, ubi primo stetit in initio ludi. Et eodem modo ergo ille qui sedet ex parte .r&. potest nodare quodlibet punctum in pagina .ns. et in pagina .t&. excepto puncto .&. quum occupatur per duos homines adversarii sui vel plures, et quum non est ibi nisi unicus homo, tunc capere potest eum. Et quicunque potest incipere aliquem hominem adversarii sui non nodatum in puncto, ubi terminatur numerus taxillorum suorum omnium vel singulorum, potest capere eum. Et tunc ille homo captus redibit ad paginam .fa. et intrabit cum .vi. in .f. et cum .v. in .e. et cum .iv. in .d. et cum .iii. in .c. et cum .ii. in .b. et cum .i. in .a., et hoc si illa puncta non sunt occupata per aliquem de suis propriis nec nodata per adversarium ; et usque intraverit illum hominem captum non potest ludere. Notandum quod multum expedit nodare puncta .s. et .t., propter causas quas supra dixi. Et non prius quam ille qui sedet ex parte .n&. duxerit omnes suos homines in pagina .t&., tollet eos sub ista forma : Si aliquos homines nabeat in puncto .t. illos tollet cum .vi. vel suo equivalenti, videlicet .iv. .ii.[, .iii.] .iii, .v. .i., homines autem qui sunt in puncto .u. tollentur cum .v., vel suo equivalenti, ut .iv. .i. .iii. .ii. vel cum .vi. si nulius homo fuerit in puncto .t.; homines qui sunt in puucto .x. tollentur cum .iv. vel suo equivalenti, ut .iii. .i. et .ii. .ii., vel cum .vi. et .v. si non fuerint homines in .t. nec in .u.; et sic deinceps si aliqui homines fuerint in puncto .y. tollentur cum .iii. vel suo equivalenti, ut .ii. .i., vel cum .vi., .v., .iv., si non sunt homines in .t. nec in .u. nec in .x.; et si aliqui homines fuerint in .z. tollentur cum .ii. vel cum .i. .i. vel cum .vi., .v., .iv., .iii., si non fuerint homines in .t. nec in .u. nec in .x. nec in .y.; et si aliqui homines fuerint in .&. tollentur per .i. vel per .vi., .v., .iv., .iii., .ii. si non sunt homines in .t. nec in .u. nec in .x. nec in .y. nec in .z. Eodem modo ille qui sedet ex parte .am. tollet homines suos in pagina .fa., et ille qui prior abstulerit homines suos de tabula, ille habebit victoriam.

Il y a de nombreux jeux de tables avec des dés, dont le premier est le jeu long, qui est le jeu de l'anglais ; il est commun et est joué comme suit : celui qui est assis du côté .am. a 15 pions sur la case .&., et celui qui est assis du côté .n&. a 15 pions sur la case .a. Ils jouent avec trois dés ou avec deux dés en supposant que le 3ème est un 6. Alors celui qui est du côté .am. déplace tous ses pions qui sont en .&. dans le jan .&t. puis dans le jan .sn. puis .mg. et jusqu‘au jan .fa. et les sort. Quant à celui qui est du côté .n&., il déplace tous ses pions qui sont en .a. dans le jan .af. puis .gm. puis .ns. jusqu’au jan .t&. et les sort. Celui qui sort ses pions en premier gagne. Et il faut savoir que celui qui est du côté .am. peut sécuriser n’importe quelle case des jans .mg. et .fa. excepté la case .a. qui est occupée par deux pions adverses ou plus, et lorsqu’il n’y en n’aura plus qu’un, il pourra frapper. Si un pion adverse est isolé, alors il peut le frapper avec le déplacement d’un ou deux dés, et alors ce pion capturé doit revenir par le jan .t&., et rentrer avec 6 en .t., ou avec 5 en .u., ou avec 4 en .x., ou avec 3 en .y, ou avec 2 en .z., ou avec 1 en .&., si ces cases ne sont ni occupées par ses propres pions ni doublées par ceux de l’adversaire. Et l’adversaire ne peut jouer tant qu’il n’a pas rentré le pion capturé. Notons que dans ce jeu il est utile de sécuriser les cases .g. et .f. avec trois dés dont le troisième est toujours 6 ; sécuriser la case .g. empêche l’adversaire de traverser la barre avec un 6. Notons aussi que tu peux amener tous les pions que tu veux sur les cases doublées ; de même depuis toutes ces cases doublées, tu peux frapper les pions adverses isolés, et les faire revenir dans leur jan où ils étaient en début de partie. De la même façon celui qui est assis du côté .n&. peut sécuriser n’importe quelle case des jans .ns. et .t&. excepté la case .&. qui est occupée par deux adversaires ou plus et lorsqu’il y en aura un seul, il pourra le frapper. Et, si un pion adverse est isolé, alors il peut le frapper avec le déplacement d’un ou deux dés. Et alors ce pion capturé revient par le jan .fa., et entre avec 6 en .f., avec 5 en .e., avec 4 en .d., avec 3 en .c., avec 2 en .b., avec 1 en .a., si ces cases ne sont ni occupées par ses propres pions ni doublées par ceux de l’adversaire. Et l’adversaire ne peut jouer tant qu’il n’a pas rentré le pion capturé. Notons que dans ce jeu il est utile de sécuriser les cases .s. et .t., pour les mêmes raisons mentionnées avant. Et dés que celui qui est assis du côté .n&. amène tous ses pions dans le jan .t&., il les sort de la manière suivante : si des pions sont sur la case .t., ils sont sortis avec un 6 ou une combinaison équivalente soit 4-2, 3-3, 5-1, quant aux pions sur la case .u. ils sont sortis avec un 5 ou son équivalent 4-1, 3-2, ou avec 6 s’il n’y a aucun pion sur la case .t.; les pions sur la case .x. sont sortis avec un 4 ou son équivalent 3-1, 2-2 ou avec un 6 ou un 5 s’il n’y a aucun pion ni en .t. ni en .u.; et si des pions sont sur la case .y. , ils sont sortis avec un 3 ou son équivalent 2-1 ou avec 6, 5 ou 4 s’il n’y a aucun pion ni en .t. ni en .u. ni en .x.; et si des pions sont en .z., ils sont sortis avec un 2 ou avec 1-1 ou avec 6, 5, 4, 3 s’il y a aucun pions ni en .t. ni en .u. ni en .x. ni en .y.; et si des pions sont en .&., ils sont sortis avec un 1 ou avec 6, 5, 4, 3, 2 s’il n’y a aucun pion ni en .u. ni en .x. ni en .y. ni en .z. De la même façon celui qui est assis du côté .am. sort ses pions dans le jan .fa., et celui qui sort tous ses pions en premier gagne.

 





victoire par lympoldyng

 

Est et alia magna et sollemnis et magni magisterii, ut si ille qui sedit ex parte .n&. posset nodare puncta .n. .o. .p. .q. .r. ita quod punctum .s. esset apertum, et quod possit compellere adversarium suum ducere .viii. homines usque in punctum .a., et tunc facere quod habeat unum hominem in .t. et alium in .u., et alium in .x., et alium in .y., et alium in .z., et alium in .&. et septimum adhuc irreductum ; et baec victoria vocatur lympoldyng. Si autem tota pagina .[t]&. fuit occupata per adversarium [nec reliquitur?] unum ad intrandum [probablement l'auteur veut dire "si le point .s. n'est pas libre" ; voir ce qui suit] ubi agat [?] homines suos, non vocabitur illa victoria limpolding sed vocatur lurching. Cautela autem in hoc ludo est, ut ille qui sedet ex parte .n&. habeat ista puncta nodata .n. .o. .p. .q. .r., et quod punctum .s. sit apertum, ita quod adversarius suus possit exire cum hominibus suis usque ad paginam .mg. Et cum ibidem duxerit unum vel duos de suis, quod statim, quam primum fieri potest, nodetur punctum .s. ita quod non possit amplius exire usque omnes homines, quos duxit in pagina .mg. ponantur in puncto .a. et quod puncta .t. .v. .x. .y. .z. occupentur per adversarium. Et tunc aperietur punctum .s., ut tum possit exire cum suis hominibus in pagina .mg. et sic fiat usque .viii. homines adversarii redducantur in puncto [.a.]. Et tunc clauso puncto .s. fac adversarium implere cum suis hominibus puncta .t. .u. .x. .y. .z, et tunc remanebunt duo homines adversarii in .&. Et tunc aperiatur punctum .s., et tunc semper capias adversarium tuum in puncto .t. et ipse te recapiet per .vi., qui est semper iactus suppositus, itaque redibis ad paginam .fa. et ibi intrabis, et redibis ad paginam .ns. usque ille habeat unum iactum, per quem oportebit ipsum evacuare punctum .&. de altero hominum ibidem repertorum, ita quod tantum sit in .&. unus homo, et reliquantur puncta .t. .u. .x. .y. .z. occupata per eum, et tunc capies septimum suum hominem vagantem et tunc erit limpoldatus. Est et alius modus ludendi modo supradictus et [hoc sine ?] taxillis, ut cum uterque ludentium possit eligere iactum quem voluerit. Ille tamen, qui habet praerogativam incipiendi, ipse vincet si bonum ludat ; ipse eliget in primo suum iactum .vi. .vi. .v.; qui tunc proprium iactum eligit, adversarius suus si velit exire cum duobus hominibus ex pagina, in qua situatur in primo ludi ; in primo iactu electo podest nodare semper eum, et capere eum, et facere eum redire cum homine capto et sic perdet iactus duorum taxillorum.

Celui qui est assis du côté .n&. a une grande maîtrise du jeu s’il réussit à sécuriser les points .n. .o. .p. .q. .r., la case .s. étant « libérée », et s’il force l’adversaire à amener huit pions jusqu’en .a., et à avoir un pion en .t., un autre en .u., un autre en .x., un autre en .y., un autre en .z., un autre en .&. et encore un septième non encore rentré ; et cette victoire s’appelle « lympoldyng ». De plus si l'adversaire occupe tout le jan .t&. ainsi que la case .s., cette victoire ne s’appelle pas limpolding mais lurching. Celui qui est du côté .n&. doit faire attention de sécuriser les cases .n. .o. .p. .q. .r., la case .s. étant libérée, pour permettre à l’adversaire d’aller jusqu’au jan .mg. En déplaçant un ou même deux des siens, il sécurise la case .s. et l’adversaire ne peut faire traverser tous ses pions, lesquels doivent être amenés en jan .mg. et placés en .a.. Les cases .t. .v. .x. .y. .z. sont alors occupées par son adversaire. La case .s. étant ouverte, comme alors l’adversaire peut aller en jan .mg., l’adversaire ramène jusqu’à huit pions en case .a. Fermer la case .s. oblige l’adversaire à remplir avec ses pions les cases .t. .u. .x. .y. .z, et deux pions adverses restent en .&. En libérant la case .s., tu frappes le pion adverse en .t. et lui-même te refrappe avec un 6, qui est toujours le troisième dé « supposé ». Tu reviens dans le jan .fa. puis dans le jan .ns. jusqu’à ce que l’adversaire soit obligé d’évacuer la case .&. du deuxième pion, ainsi en .&. il n’y a qu’un pion, et les cases restantes .t. .u. .x. .y. .z. sont occupées par un pion, et alors tu frappes son septième pion isolé et alors l’adversaire est « limpoldé ». Il y a une façon de jouer sans dé où les dés sont choisis à volonté. Cependant celui qui a l’avantage de commencer gagne s’il joue bien ; il choisit en premier 6-6-5 pour faire traverser deux pions hors du jan où ils sont situés ; au premier coup, il peut toujours sécuriser une case et frapper un pion adverse qui devra revenir et son adversaire perdra le deuxième dé.

Est et tertius modus ludendi ut quum unus eligitur iactus duorum taxillorum, et adversarius suus dat .vi. iactum tertii taxilli, vel si utraque pars iactet suos taxillos et pars adversa dat tertium iactum.

Il y a une troisième façon de jouer où l’un choisit deux dés et son adversaire lui accorde 6 pour le troisième dé ou s’il jette ses dés et son adversaire lui accorde un troisième dé.

Paume Carie

Paume Carie

Est et alius ludus ad tabulas qui vocatur paume carie, et sit iste ludus cum duobus taxillis et sub hac forma. Nam debent duo ludentes esse ex una parte et duo ex alia, vel tres ex una parte et posterius alii ex alia parte, et sic alterutrum. Fiat autem sors qui[bus?] habeant praerogativam incipiendi. Et utraque pars habebit .xv. homines. Ludunt autem sub hac forma. Cum iactu primo ponet unum hominem in .a. et cum .ii. ponet hominem in .h. et cum .iii. ponet hominem in .c. et cum .iv. ponit hominem in .d. et cum .v. ponet hominem in .e. et cum .vi. ponet hominem in .f. Et potest nodari quodlibet punctum ; quum tamen unus homo invenitur solus in puncto potest capi per adversarium, et tunc oportet ipsum iterato intrare ut prius. Cum intraverint homines suos in pagina .fa. statim tollent homines suos per aequales iactus, per quos eos intraverunt. Ille autem qui prior abstulerit homines suos incipiet adjuvare adversarium suum et tollet homines adversarii sui usque omnes tollantur. Et tunc quot homines habuit ab adversario suo, tunc cum tot hominibus percudet palmas adversariorum suorum, et ideo vocatur paume carie. Notandum tamen quod in isto ludo si aliquis iactavit taxillos tallter quod suit aequales, ut .vi. .vi., .v. .v., .iv. .iv., .iii. .iii., .ii. .ii., .i. .i., tam cum .vi. .vi. ponet .iv. homines in .f. et cum .v. .v. ponet .iv. homines in .e. et sic deinceps, et ultra hoc iterato iactabit. Et per eandem formam quum aufert homines suos, si iactet taxillos ita quod tactus sint aequales, cum illo iactu aufert .iv. homines si ibidem totidem reperiantur. Et quotiescunque autem homo capitur redintrabit de novo ; ille autem qui prior abstulerit homines suos ipse vincet, sive capiat homines ab adversario suo, sivo non. Ille autem qui ultimum homines abstulerit, ipse incipiet iactare in proximo ludo.

Il y a un autre jeu de tables appelé Paume Carie, qui est joué avec deux dés et qui nécessite quatre joueurs, c'est-à-dire, deux de chaque côté ou trois contre un. Celui à l’avantage de commencer est tiré au sort. Chaque joueur a 15 pions et joue ainsi. Au début, avec un 1 on pose un pion en .a., avec un 2 en .h., avec un 3 en .c., avec un 4 en .d., avec un 5 en .e. et avec un 6 en .f. Et on peut sécuriser n’importe quelle case ; cependant un pion qui se trouve seul peut être frappé par l’adversaire, et doit alors rentrer. Lorsque les pions sont rentrés en .fa., ils sont aussitôt sortis avec les mêmes dés qui les ont permis de rentrer. Par ailleurs celui qui a sorti ses pions en premier, sort les pions adverses jusqu’à tous les sortir. Et alors il possède les pions de son adversaire, alors comme il détient les pions adverses dans le creux de sa main, c’est pour cette raison que ce jeu s’appelle paume carie. Notons cependant que dans ce jeu si les dés sont les mêmes, soit 6-6, 5-5, 4-4, 3-3, 2-2, 1-1 alors avec 6-6 on pose 4 pions en .f. et avec 5-5 on pose 4 pions en .e. et ainsi de suite. Et de la même façon on sort ses pions, si on jette les mêmes dés, alors on sort 4 pions. Et tout pion frappé doit être réintroduit de nouveau ; par ailleurs le premier qui sort ses pions gagne ou capture les pions adverses, sinon non. Par ailleurs celui qui sort ses pions en dernier commence lors de la partie suivante.

Est etiam alius modus ludendi in hoc ludo ; quum, ut praedictum est, intrabunt in pagina .fa. et prius ducent homines suos per paginas .mg. .ns. usque ad paginam .t&. et ibi eos tollent, ut praedictum est. Notandum tamen, quod in hoc ludo potest quodlibet punctum nodari. Sic cum aliquis homo venerit in paginam .t&. non potest amoveri de loco usque tollatur. Et si aliquis homo capiatur ubicunque fucrit oportet primum redire ad paginam .fa. et ibi intrare ut prius, et post redduci ad paginam .ta[?]. et ibi tolli.

Il y a encore une autre façon de jouer dans ce jeu : comme précédemment, on fait entrer ses pions dans le jan .fa. puis on amène ses pions en jan .mg. .ns. jusqu’au jan .t&. où on les sort comme indiqué précédemment. Notons cependant que dans ce jeu on peut sécuriser n’importe quelle case. Si un pion vient en .t&., il ne pourra être éloigné de ce lieu jusqu’à ce qui soit sorti. Et si un pion est frappé il doit revenir en jan .fa., être amené en .t&. puis sorti.

 





Ludus Lumbardorum

 

Est et alius ludus qui vocatur Ludus Lumbardorum, et est talis naturae. Ille qui sedet ex parte .n&. habebit familiam suam in .f., et qui sedit ex parte .am. habebit familiam in .t. Tunc ille qui sedit ex parte .n&. ducet omnes suos homines existentes in .f. per puncta .e. .d. .c. .b. .a. in pagina .t&. et ibi eos tollet. Cum omnes ibidem fuerint ducet, [?] et erit .&. primum punctum in ablatione, et auferat omnes homines ibidem existentes per .vi. ; sic qui sunt in .z. auferentur per .v. et .vi. [ainsi seulement, s'il n'y a aucun pion en .&. ; voir les règle du Ludus Anglicorum] et sic deinceps. Et si capiatur aliquis homo suus, tunc redibit intrando in paginam .fa. et redcat ad paginam .&t. ; et notandum quod intrare non potest in .f. cum fuerit occupatum per proprios homines, nec in aliquo puncto nodato per adversarium. In punctis tamen .e. et .a. intrare potest, licet sunt occupata per proprios homines, ideo multum expedit illa puncta nodare, ut habeatur introitus si necesse fuerit. Item saepe expedit nodare puncta .o[?]. et .u., ut impediatur introitus adversarii. Et sic eodem modo faciet adversarius suus in punctis contra se positis. Victoria autem est communis, vidilicet ut qui prior homines suos abstulerit ipse vincet. Et fiet iactus cum duobus taxillis tantum et non pluribus.

Il y a un autre jeu de tables appelé le jeu de Lombardie, et est joué ainsi : celui qui est assis du côté .n&. a ses pions en .f., et son adversaire qui est assis en .am. a ses pions en .t. Alors celui qui est assis du côté .n&. amène ses pions placés en .f. dans les cases .e. .d. .c. .b. .a. puis dans le jan .t&. et les sort. Lorsque tous les pions sont amenés, il sort d’abord les pions en .&. avec un 6 ; puis ceux qui sont en .z. avec un 5 ou un 6 s'il n'y a aucun pion en .&. (Cf. les règles du Ludus Anglicorum) et ainsi de suite. Et si un pion est capturé alors il revient par le jan .fa. et repart en .&t. ; et notons qu’il ne peut rentrer en .f. si cette case est toujours occupée par ses propres pions ou si elle est doublée par l’adversaire. Cependant il peut rentrer en .e. et .a. même si elles sont occupées par ses propres pions, ainsi il est utile de sécuriser ces cases pour rentrer plus facilement si nécessaire. De même il faut sécuriser les cases .&. et .u. pour empêcher l’adversaire de rentrer. Et l’adversaire en fait de même. La victoire est classique : lorsqu’un joueur sort ses pions en premier. Ce jeu se joue avec deux dés et pas plus.

 





Imperial

 

Est et alius ludus qui vocatur imperial et est talis naturae. Ille qui sedit ex parte .n&. habebit tertiam partem farniliae suae, sive .v. in .p. et aliam tertiam in .s. et aliam tertiam in .t. Et qui sedet ex parte .am. habebit eodem modo familiam suam in .k. .g. .f. Et si pars .n&. cum familia tota citius venit ad punctum .&. quam adversarius ad punctum .a. ipse vincit, si aliter, vincitur. Et fiet iactus cum tribus taxillis.

Il y a un autre jeu de tables appelé Impérial, et est joué ainsi. Celui qui est assis côté .n&. a ses pions en trois tas, soit cinq en .p., l’autre tiers en .s. et l’autre tiers en .t. Et celui qui est assis côté .am. a de la même façon ses pions en .k. .g. .f. Et si le joueur assis côté .n&. amène tous ses pions en .&. alors il gagne. Et son adversaire gagne s’il les amène en .a. Et ce jeu se joue avec trois dés.

Provincial

Provincial

Est et alius ludus qui vocatur p[ro]vincial et tantum variatur ab imperial in situatione hominum, quam in hoc ludo omnes homines ex una parte situantur in punctis .gf.

Il y a un autre jeu de tables appelé Provincial identique à l’Imperial excepté la position initiale où tous les pions sont sur les cases .g. et .f.

 





Baralie

 

Est et alius ludus qui vocatur baralie, et est talis naturae. Ille qui sedit ex parte .am. si ultimo fuerit lucratus ludum, vel habeat paerogativam iactus taxillorum ponet omnes suos homines in puncto .&. Et ducentur omnes homines utriusque partis per .af. usque ad paginam .gm. et in illa pagina tollentur. Et qui prior abstulerit ille vincet. Et si aliquis homo hinc inde capientur fiat introitus in pagina .ns. et ducatur per paginam .t&. et .af. ad paginam .gm. Et notandum quod in qualibet pagina potest fieri nodus. Et sit iactus cum duobus taxillis, et subintelligitur numerus .vi. pro tertio taxillo. Si autem pars .n&. vincit, tunc ponet homines suos in puncto .b. excepto uno qui erit in .c.; et pars alia omnes in puncto .a. et ducentur omnes homines usque ad pagiuam .ns. et ibi auferentur, ut prius fiebat in pagina .mg., et in illa pagina fiat introitus si aliquis homo capiatur, et ducautur per .fa. .&t. usque ad paginam .sn.

Il y a un autre jeu de tables appelé baralie, et est joué ainsi. Celui qui est assis côté .am., s’il a gagné la partie précédente, ou s’il a l’avantage des dés, pose tous ses pions en .&. Et l’autre amène tous ses pions dans le jan .af. jusqu’au jan .gm. et de ce jan il sort ses pions. Et celui qui sort ses pions le premier gagne. Et si un pion est frappé il doit retourner dans le jan .ns. et être amené dans le jan .t&. et .af. puis .gm. Notons qu’il est possible de sécuriser dans n’importe quel jan. Et ce jeu se joue avec deux dés, et le troisième dé est supposé à 6. Si par ailleurs c’est celui assis du côté .n&. qui a gagné la partie précédente, alors il [assis côté .am.] pose ses pions en .b. sauf un en .c. ; et son adversaire pose les siens en .a. et les amène tous jusqu’au jan .ns. où il les sort. Un pion capturé est réintroduit en .mg. et amené en .fa. .&t. jusqu’en .sn.

 





Faylys

 

Est et alius ludus qui vocatur faylys, et est talis naturae. Ille qui sedit ex parte .n&. habebit totam familiam suam in .t. exceptis duobus, qui erunt in .a.; et qui sedet ex parte .am. habebit totam familiam suam in .f. exceptis duobus, qui erunt in .&. Et ludunt cum tribus taxillis, si tot habeant, si autem tantum habeant duos, tunc dupl[ic]abitur taxillus minoris numeri. Et tunc ille qui sedit ex parte .n&. ducet duos suos homines in .a. usque ad .t. Et primum [in] consuetum modum omnes tollet. Et nodet omnia puncta in pagina .t&. si velit. Et si capiatur aliquis homo suus redibit ad paginam .fa. et ibi intrabit et redibit ; et intrare potest in quolibet puncto, etiam si fuerit occupatum alio vel aliis suis hominibus : in puncto tamen nodato per adversarium non potest intrare. Eodem modo potest ille facere ex parte adversa, et faciet cum eodem modo. Victoria autem talis est. Qui prior abstulerit familiam propriam, vincent ; vel si adversarius suus aliqua vice habeat talem iactum qui ludi non potest in toto, tunc subito ille vincitur qui talem iactum habuit, et ideo vocatur faylis.

Il y a un autre jeu de tables appelé faylys, et est joué ainsi. Celui qui est assis côté .n&. a tous ses pions en .t. sauf deux qui sont en .a.; et celui qui est assis côté .am. a tous ses pions en .f. sauf deux qui sont en .&. Ce jeu se joue avec trois dés ou avec deux dés en doublant le dé le plus petit. Et alors celui qui est assis côté .n&. amène ses deux pions placés en .a. jusqu’en .t. Et comme d’habitude, il faut tous les sortir en premier. Et s’il le veut il double toutes les cases du jan .t&. Et n’importe quel pion frappé revient par le jan .fa. et peut rentrer par toute case occupée par un ou plusieurs de ses pions : cependant il ne peut rentrer sur une case doublée par l’adversaire. L’adversaire en fait de même. La victoire est ainsi : celui qui sort ses pions en premier gagne ; ou bien si l’adversaire obtient un jet de dés qu’il ne peut entièrement jouer, alors il est battu, et c’est pour cela que ce jeu s’appelle faylis.

 





Mylis

 

Est et alius ludus qui vocatur [Mylis : mot illisible ou effacé, mais donné par Strutt au début du 19e siècle] cujus naturae talis est. Unus eorum habebit duos homines in .k. et .iv. in .f. et .iv. in .e. et .v. in .&., et ille habebit praerogativam taxillorum. Et fiet iactus cum duobus taxillis et praesupponentur .vi. pro tertio taxillo. Alia pars habebit .iii. homines in .g. et .iii. in .d. et .iii. in .c. et .iii. in .b. et .iii. in a. Et omnes homines utriusque partis ducentur ad paginam .mg. et ibi auferentur. Et qui prior abstulerit suos ipse vincet. Et si aliquis homo hinc inde capiatur fiet iutroitus in pagina .ns. et ducentur per paginam .t&. et .af. usque ad paginam .mg. et ibi auferentur cum tempus fuerit opportunum.

Il y a un autre jeu de tables appelé Mylis, lequel est joué ainsi. L’un a deux pions en .k., quatre en .f., quatre en .e. et cinq en .&., et a l’avantage des dés. Ce jeu se joue avec deux dés en supposant le troisième à 6. L’autre joueur a trois pions en .g., trois en .d., trois en .c., trois en .b. et trois en a. Et tous les pions de chacun sont amenés au jan .mg. puis sont sortis. Et le premier à sortir ses pions gagne. Et un pion frappé est réintroduit dans le jan .ns. et est amené dans le jan .t&. puis .af. jusqu’au jan .mg. et est sorti au moment approprié.

 





 

Sunt et in lusu tabularum quae cautelae sunt propriae, quorum primae est ex ludo anglicorum, et sit sub taxillis, quuio una pars habebit supremum iactum .vi. .vi. .vi. et habebit praerogativam incipiendi, altera autem pars habebit supremum iactum .ii. .i. .i.; ille tamen qui habet iactum .ii. .i. .i. ille vincet si bonum ludat ; quia cum luserint omnes potest habere duos homines in puncto .k[r?]. si sederit ex parte .n&. vel duos in puncto .h. si sederit ex parte .am.; et tunc in proximo lusu cum .i. .i. potest nodare punctum .s. vel .g. itaque pars adversa non poterit exire, et tunc faciliter potest vincere si sciat ludere ; vel si possit capere unum hominem de adversario suo faciliter potest vincere, quod ille homo captus numquam potest redduci in paginam, ubi debet tolli, usque alius abstulerit onmes suos homines exceptis duobus qui stabant in puncto ubi ille debet intrare suum captum.

Les précautions sont spécifiques à chaque jeu de tables, dont le premier est le jeu de l’anglais, et dépendent des dés. L’un joue 6-6-6 et a l’avantage de commencer. L’autre joue 2-1-1. Cependant celui qui a le jet 2-1-1 peut gagner s’il joue bien ; car en les jouant tous il peut déplacer deux pions en .r. s’il est assis du côté .n&. ou deux en .h. s’il est assis côté .am. ; et alors au coup suivant avec 1-1 il peut sécuriser la case .s. ou .g. pour que l’adversaire ne puisse passer la barre, et alors il peut gagner s’il sait jouer ; ou s’il peut frapper un pion adverse il peut gagner car le pion frappé ne pourra rentrer jusqu’à tous ses pions soient amenés dans le jan où ils peuvent sortir sauf deux pions qui doivent rester pour empêcher l’autre de rentrer son pion frappé.

 





 

Est et alia impertia [jupertia] in lusu tabularum ; nam ille qui sedet ex parte .n&. habebit duos homines in puncto .t. et alios duos in .u. et ille qui sedet ex parte .am. habebit unum hominem in .&., quem debet ducere per paginam .t&. .sn. .mg. et auferre in pagina .fa. et erit semper iactus suus .iv. .iv. .iv.; ille autem qui sedet ex parte .n&. tollet suos quatuor homines in pagina ubi stant primum in communem modum, et erit semper iactus suus .iii.; ille autem vincet si sciat ludere, quod cum .i. .i. .i. unum de suis quos habet in .t. ponet in .y. et in secundo iactu capiet hominem, qui est in .&., et hoc cum .i. .i., et cum tertio .i. ponet in .x. alterum duorum qui sunt in .u. Et tunc ille qui est ex parte .am. intrabit hominem suum cum .iv. .iv. .iv. et ponet eum in .n. et tunc ille qui sedet ex parte .n. [&], hominem suum captum in puncto .x. intrabit in puncto .a. cum .i. et cum .ii. ponet hominem suum in .x. qui prius fuit in .t. Et tunc pars adversa cum .iv. .iv. .iv. iterum capiet hominem alterius in puncto .a. et tunc iterate ille qui sedet ex parte .n&. intrabit hominem suum, et cum .ii. ducet eum in puncto .b. et cum tertio .i. nodabit punctum .x. itaque pars adversa non poterit intrare. Et tunc cum septies .i. .i. .i. ducet hominem qui est in .b. usque ad punctum .z. Et tunc in octavo lusu tollet duos homines qui sunt in .z., et in .&. et postea cum tribus vicibus tollet illos homines qui sunt in .y. et adhuc remanebit homo partis adversae in .a.; itaque vincetur. Et sciat quod alio modo quam ut praedictum est non potest fieri victoria.

Voici un autre problème de jeu de tables : celui qui est du côté .n&. a deux pions en .t. et aussi deux en .u. et celui qui est du côté .am. a un pion en .&., qui doit être amené dans le jan .t&. .sn. .mg. et sorti en .fa. et ses dés sont toujours 4-4-4. Celui qui est du côté .n&. doit sortir ses quatre pions dans le jan où ils sont déjà, ses dés sont à chaque fois 1-1-1 et il gagne s’il joue : avec 1-1-1 il pose en .y. un de ses pions placés en .t. et [car l’autre joueur ne peut jouer] pour le second coup frappe le pion qui est en .&. avec 1-1, et avec le troisième 1 pose en .x. un des deux pions en .u. Et alors celui qui est côté .am. entre son pion avec 4-4-4 en frappant un pion en .x. et le pose en .n. Celui qui est assis en .n&., entre en .a. avec 1 et avec 1-1 pose en .x. son pion qui était d’abord en .t. Et alors l’adversaire avec 4-4-4 frappe encore le pion en .a. et alors celui qui est assis côté .n&. avec 1-1 entre son pion et l’amène un pion en .b. et avec le troisième 1 sécurise la case .x. et l’autre joueur ne peut entrer. Et alors avec sept fois 1-1-1 amène son pion qui est en .b. jusqu’à la case .z. Et alors avec le huitième coup sort les deux pions qui sont en .z., et en .&. puis en trois coup sort ses pions qui sont en .x. avant que son adversaire sorte ; et ainsi gagne. Et il faut savoir qu’une l’autre façon de jouer ne permet pas de gagner.

 





 

Est et alia impertia [jupertia] similis priori, ut si ponantur .iii. homines in .t. ex una parte, et ex parte alia erit unus homo in .x. qui habebit iactum ut prius .iv. .iv. .iv. et alius habebit iactum .i. .i. .i. Ille autem qui habet homines suos in .t. habebit praerogativam incipiendi. Et cum .i. .i. capiet hominem adversarii sui in .x. et cum tertio .i. ponet hominem in .u. Et tunc adversarius in .n. Et tunc ille qui sedet ex parte .n&. intrabit hominem suum in .a. cum uno .i. et cum .i. .i. ponet hominem suum in .x. qui prius fuit in .t. Et tunc ille qui sedit ex parte .ma. iterum capiet aliura in .a.; et tunc ille intrabit in .a. capieus adversarium suum, poneus illum hominem cum .i. i.. in puncto .b. et tunc cum tertio .i. nodabit punctum .x., itaque pars adversa non poterit intrare. Et tunc lucrabitur ludum ut supra in proxima impertia [jupertia].

Voici un autre problème ressemblant au précédent : l’un pose trois pions en .t. et joue 1-1-1 et l’autre un pion en .x. et joue 4-4-4 au premier coup. De plus celui qui a des pions en .t. a l’avantage de commencer et avec 1-1 frappe le pion adverse en .x. et avec le troisième 1 pose un pion en .u. Et alors l’adversaire revient [en frappant en .x. et en allant] en .n. Et alors celui qui est assis côté .n&. entre son pion en .a. avec un 1 et avec 1-1 pose en .x. le pion qui était au début en .t. Et alors celui qui est assis côté .ma. frappe encore le pion en .a.. Avec 1-1 son adversaire entre à nouveau en frappant en .a. et en allant en .b. et alors avec le troisième 1 sécurise la case .x., ainsi l’adversaire ne peut plus rentrer. Et alors il gagne comme au problème suivant.

 





 

Est et alia impertia [jupertia], ut si tu qui sedes ex parte .n&. habeas unum hominem in .n. et .u. in puncto .t. et septimum in puncto .&. et in pagina .t&. tolles homines tuos, et habebis praerogativam incipiendi ; ille autem, qui sedet ex parte .ma. habebit tres homines in puncto .f. et in pagina .fa. eos tollet, et ambae partes habebunt aequales iactus; magisterium autem est tales imaginari iactus ; magisterium autem est tales imaginari iactus per quos poteris ludum lucrari. Et fiet sub hac forma : primus iactus erit .iv. .iv. .iv. et secundus iactus .vi. .vi. .i. et tertius .vi. .vi. .vi.

Voici un autre problème : tu es côté .n&. et tu as un pion en .n., cinq en .t. et un septième en .&. et tu sors tes pions dans le jan .t&., et tu as l’avantage de commencer. Celui qui est côté .ma. a trois pions en .f. et les sort en .fa., et tous les deux ont les mêmes dés. En choisissant les dés tu peux gagner. Il faut jouer au premier coup 4-4-4, au deuxième 6-6-1 et au troisième 6-6-6.

 





 

Est et alia impertia [jupertia], similis priori, ut si tu qui sedes ex parte .n&. habeas unum hominem in .n. et .v. in puncto .t. et ille qui sedet ex parte .am. habebit .iii. homines in puncto .f. qui debet tollere homines tuos in pagina .t&. habebisque praerogativam incipiendi. Et ambo vos habebis aequales iactus, magisterium autem est tales imaginari iactus per quos potes ludum lucrari, sub isto tamen pacto, quod nullum hominem tolles in primo iactu. Fiet autem sub hac forma. Primus iactus erit .iv. .iv. .iii., secundus iactus erit .vi. .vi. .i. et tertius iactus erit .vi. .vi. .vi.

Voici un autre problème ressemblant au précédent : tu es côté .n&. et tu as un pion en .n. et cinq en .t. que tu dois sortir dans le jan .t&. et tu as l’avantage de commencer. Celui côté .am. a trois pions en .f. Vous jouez tous les deux les mêmes dés, que tu choisis pour gagner, en convenant de ne pas sortir de pion au premier coup. Il faut jouer au premier coup 4-4-3, au deuxième 6-6-1 et au troisième 6-6-6.

 





 

Est et alia impertia [jupertia], ut si tu sedeas ex parte .no. habens tres homines in .b. .c. .d. quos debes ducere per paginas .mg. et .ns. et tollere eos in pagina .t&.; ille autem qui sedit ex parte .ma. habebit unum hominem in .n. quem debet ducere ad paginam .fa. et ibi tollere, et erit iactus suus semper .iii. i., sed iactus tuus semper erit .vi. .vi. et tu habebis praerogativam incipiendi ; vel alia de hoc non est cura ; si autem velis lucrari ludum oportet te capere eum et ita ludere, ut ipse te non capiat.

Voici un autre problème : tu es côté .n&. et tu as trois pions en .b. .c. .d. qui doivent être amenés dans les jans .mg. puis .ns. et sortis en .t&. Celui qui est côté .ma. a un pion en .n. qui doit être amené dans le jan .fa. puis sorti. Ses dés sont toujours 3-1 et les tiens toujours 6-6 et tu as l’avantage de commencer. Cela ne suffit pas : pour gagner il faut frapper et ne pas être frappé.