Version Française L'Origine du Backgammon English Version

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Familiar Letters (Volume 2) - Howell, James 1635

LXVIII

To Master G. Stone.

Maître G. Stone.

SIR,

Heartily rejoyce with the rest of your frends, that you are safely return’d from your Travells, specially that you have made so good returns of the time of your Travell ;  being as I understand, come home fraighted with observations and languages; your Father tells me tha the finds you are so wedded to the Italian & French, that you utterly neglect the Latine tongue, That’s not well, though you have learnt to play at Baggammon, you must not forget Irish, which is a more serious and solid game; but I know you are so discreet in the course and method of your studies, that you will make the daughters to wait upon their mother, & love stil your old frend : To truck the Latine for any other vulgar Language, is but an ill barter, it is as bad as that which Glaucus made with Diomedes when he parted with his golden Armes for brazen ones ; the procede of this exchange wil come far short of any Gentlemans expections, though haply it may prove advantagious to a Merchant, to whom common Languages are more usefull. I am big with desire to meet you, and to mingle a days discours with you, if not two, how you escap’d the claws of the inquisition, wherunto I understand you wer like to fall, and of other Traverses of your Peregrination : Farewell my precious Stone, and beleeve it, the least grain of those high respects you please to professe unto me, is not lost, but answer’d with so many Caratts : So I rest,

MONSIEUR,

Je me réjouis vivement avec le reste de vos amis, que vous soyez revenu sain et sauf de vos voyages, et particulièrement que vous ayez autant mis à profit votre temps durant ces voyages ; en ayant ramené des observations et des langues ; votre père me dit qu’il vous trouve si dévoué à l’italien et au français, que vous négligez complètement la langue latine. Ce n'est pas bon, bien que vous ayez appris à jouer au Baggammon, vous ne devez pas oublier l'Irish, qui est un jeu plus sérieux et plus complet ; mais je sais que vous êtes si discret sur le cours et la méthode de vos études, que vous laisserez les filles servir leur mère, et aimerez toujours votre vieil ami : troquer le Latin pour n'importe quelle autre langue vulgaire, est un échange néfaste, aussi mauvais que celui de Glaucus avec Diomede quand il s’est séparé de ses armes en or contre des armes en airain ; le procédé de cet échange sera bien loin des attentes d’un Gentleman, bien qu’heureusement il puisse être avantageux à un négociant, à qui les langues communes sont plus utiles. J’ai le plus grand désir de vous rencontrer, et d’échanger avec vous sur un ou deux sujets, comme la fois où vous avez échappé aux griffes de l’Inquisition, dans lesquelles vous risquiez de tomber comme j’ai pu le comprendre, et d'autres moments de vos Pérégrinations : Adieu mon cher Stone, et croyez-le, les moindres grains des grands égards que vous m’avez accordés ne sont pas perdus, mais ont donné de nombreux carats : Aussi je reste,

Westm.30 Novem. 1635. Your most affectionate Servitor, J. H.

Westm.30 Novem. 1635. Votre plus affectueux Serviteur, J. H.